De viandard, je suis devenu vegan

Coucou mes noisettes, aujourd’hui je vous retrouve pour laisser la parole à Ben, l’homme qui partage ma vie. Il est souvent questionné par rapport à son parcours, évidemment c’est un homme et comme les stéréotypes sont durs dans notre société il doit être « l’homme fort et viril » (et certainement macho et misogyne mais pas trop) pour rentrer dans les clous… Oui mais voilà il se trouve que Ben est un original, de viandard il est devenu vegan…

Salut les noisettes, aujourd’hui je vais donc vous parler de mon parcours, d’homme viandard à homme vegan.

Découverte de l’alimentation végétale, changer ses habitudes

Pour commencer, il faut savoir que je n’avais jamais rencontré de végétarien, végétalien ou vegan avant de rencontrer Lulupuce, Madame noisette ^^ et de m’intéresser à la souffrance animale. De mes premiers jours jusqu’à mes 21 ans, j’ai adoré la viande, tous les types de viande et en quantité. Le repas idéal pour moi à l’époque ? Un steak ou une tranche de jambon et à côté un « accompagnement », petits pois ou haricots verts feront bien l’affaire. Vous l’aurez compris je crois, mon alimentation était en grande partie composée de « protéines animales« , par goût mais aussi par habitude.

La viande a été, est toujours pour certains d’ailleurs synonyme de force et de muscles, c’est tellement important dans l’imaginaire collectif, merci la publicité. Ainsi, lorsque j’ai arrêté la viande, des amis transformés en nutritionnistes aguerris, se sont tout de suite inquiétés pour moi : « Tu vas les trouver où tes protéines ? », « Mais tu vas perdre tes muscles », « Tu peux quand même continuer à faire du sport ? », « Tu vas avoir des carences » ne sont que quelques interrogations auxquelles j’ai été confronté.  C’est pas vraiment évident au début on se sent souvent démunis, à court d’arguments…Mais malgré tout cela je ne pouvais pas leur en vouloir, il avait fallu que je me renseigne aussi pour savoir que je ne manquerais de rien en arrêtant la viande. Comment eux qui n’étaient pas concernés par cette alimentation, qui n’avaient peut être jamais rencontré un vegan pouvait connaître tout cela… Moi qui ne m’étais jamais posé de questions sur l’impact que pouvait avoir mon alimentation je serais quand même mal aisé de juger leurs réflexions aussi hostiles soient-elles.

Mon chemin vers l’alimentation végétale…

Passer de véritable carnassier à végétarien-lien nécessite quelques astuces, avoir quelque chose dans l’assiette qui ressemble à un steak peut par exemple aider à changer ses habitudes…Pour moi à l’époque l’offre n’était pas aussi conséquente qu’aujourd’hui et ce fût des steaks de céréales à mes débuts. Sans ça, j’avais vraiment l’impression de ne rien manger… Ma « transition » s’est faite progressivement. J’ai d’abord commencé à arrêter la charcuterie (mon ventre m’a très vite remercié) pour ensuite petit à petit arrêter la viande. J’ai continué à manger du poisson pendant quelques mois, puis j’ai revu le film « Océans » de Jacques Perrin, qui montre la beauté des océans et surtout comment nous les détruisons à petit feu. Une image m’a particulièrement touché, ce filet de pêche à l’abandon qui emprisonne des dauphins et tout un tas de poissons, les menant à la mort « pour rien »… J’ai décidé de remettre en question cette consommation pour des raisons éthiques et écologiques. J’avais donc arrêté la viande et le poisson, mais en me renseignant, je me suis vite rendu compte que les produits laitiers causaient énormément de souffrances animales. Après avoir arrêté le lait, j’ai diminué le fromage. Et là, grosse surprise, les violents maux de ventre que j’avais depuis mon enfance, envolés. Je venais de découvrir que j’étais intolérant au lait de vache à 22 ans…

Je suis donc devenu vegan, un homme vegan. Et je n’ai même pas perdu mes muscles.  J’ai même gagné de l’énergie et de la tonicité, sans oublier mes 15 kilos de gras en moins ! J’ai appris à bien manger, pour apporter à mon corps tout ce dont il avait besoin. Enfin, ma virilité n’a pas pris ses jambes à son cou quand j’ai arrêté de manger des animaux, bien au contraire, j’ai eu l’impression de vraiment être en accord avec moi même, avec mes convictions écologiques que j’avais depuis gosse. C’est comme se regarder dans un miroir et être fier de ses choix, de l’empathie que l’on a à l’égard du vivant, car elle nous différencie en tant qu’être de raison de la bête sauvage qui n’a pas conscience de son impact.

Si j’avais quelques conseils 

  1. Ouvrez vous aux cuisines du monde, ainsi vous vous rendrez compte que vous ne perdrez rien mais que vous gagnerez énormément de nouvelles saveurs.
  2. Allez-y par étape et ne vous culpabilisez pas, l’important c’est votre démarche qui est belle et vos convictions profondes qui ne vous feront plus reculer.
  3. Lisez beaucoup et rejoignez le groupe « vive la B12 » sur Facebook, vous y trouverez énormément d’informations sourcées concernant la nutrition, le mode de vie, vous trouverez aussi un groupe de soutien pour répondre à vos questions.
  4. Achetez des livres de cuisine végétale qui vous inspirent et vous montrent tout le potentiel de cette alimentation afin de ne plus voir vos végétaux comme des « accompagnements ».
  5. Soyez bienveillant avec votre entourage, parce que ces changements importants peuvent être difficiles à accepter au début. Il leur faudra un temps d’adaptation, soyez patient…
  6. Restez en bonne santé, faites attention à votre alimentation, supplémentez vous en B12, ne vous croyez pas invincible, ne mangez pas n’importe quoi, comment défendre vos convictions en étant malade ?
  7. Et surtout appréciez cette nouvelle vie et ce qu’elle vous apporte de positif 🙂

 

Voilà les noisettes, j’espère que ce petit partage vous aura apporté des tuyaux, n’hésitez pas si vous avez des questions bien-sûr 🙂
Je vous dis à la prochaine !
Ciao
Ben (noix)

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Comments (10)

  • Comment ça fait du bien ce témoignage …
    merci à vous deux.

    Pour ma part c’est depuis que j’ai tout arrêté que j’ai des problèmes de peau, maux de ventre tout ça. C’est assez étrange non ?
    J.en cherche encore la cause mais pour rien au monde je mangerais de la viande à nouveau.
    Je découvre la vitamine b12 dans ce témoignage je ne sais pas en fait de quoi il s’agit je vais chercher !

    Merci encore.

    Bisous.

    Katia

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  • Bravo ! Un chouette témoignage ! Mon mari est végane à la maison (il a sauté le pas des chaussures sans cuir au mariage), mais… mange encore des produits animaux lors des repas de famille. Il change progressivement de viande au resto il est passé à 90% végétalien, il craque encore pour le fromage. Il comprend et partage mes convictions (au début on débattait beaucoup, maintenant ce n’est plus sur ce sujet), mais je ne sais pas… ça coince. Il est pourtant le 1er à répondre aux remarques alors que la plupart du temps je laisse couler. C’est étrange ^^ On va organiser une rencontre avec ton Ben 😀

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  • Merci pour ton témoignage 🙂

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  • Très beau témoignage, merci à toi Ben (noix) 😉 Ça fait plaisir de lire des choses comme ça et j’aime beaucoup tes conseils bien utiles ! Bisous à tous les deux 🙂 🙂

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  • Bravo !

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  • Ça fait vraiment plaisir de lire un témoignage d’homme sur le véganisme ! =)

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  • Bonjour Ben et Noisette, merci beaucoup pour ce témoignage, il est très précieux et utile, encourageant pour présenter à des sceptiques incrédules! Pour ma part voilà 30 ans que je suis devenue végétarienne et à l’époque c’était inconcevable pour un Homme, et même pour une femme devenir végétalienne était encore plus compliqué que végétarienne, et c’est maintenant que je le deviens, motivée plus que jamais à arrêter aussi le fromage, qui était mon seul produit laitier. Seul problème, le coût de la nourriture végétale solide, comme le seitan ou le tempeh, je ne peux que rarement en acheter et me contente de céréales en vrac.
    Encore bravo pour ce choix éthique, responsable et conscient, et bonne continuation!

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  • Bravo pour ce témoignage, c’est vrai que ça reste plus rare que pour les femmes d’être vegan et c’est grâce à des précurseurs comme toi que cela deviendra plus courant !

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  • Belle démarche, je me retrouves 😉

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  • 😉

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