Comment avoir une alimentation slow : local, bio et durable ?

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Coucou mes noisettes, je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler d’alimentation durable. Je profite du mois de février et du défi « février sans supermarché » pour aborder cette question de l’impact de notre alimentation sur l’environnement. Bien-sûr nous ne pouvons pas tout changer mais je crois qu’il nous appartient de mettre en accord nos convictions avec nos actes. C’est pourquoi, après avoir parlé de l’impact du système alimentaire mondialisé, je vous donnerai quelques clefs pour adopter une alimentation plus slow.

Pourquoi nous devons aller vers un système alimentaire durable ? 

Aujourd’hui, grâce à nos connaissances et au progrès technique, les industries agricoles et alimentaires devraient, en théorie, être capables de cultiver assez de nourriture pour chaque être humain. Toutefois, malheureusement, cette modernisation n’est pas utilisée en ce sens et elle a des effets négatifs durables et graves sur notre environnement. En effet, les exploitations agricoles doivent toujours produire en croissance, c’est à dire, rapidement et beaucoup alors même que les cycles de mise sur le marché sont de plus en plus courts et sacrifient toujours davantage la qualité au profit de la quantité. 

Mondialisation agricole et rendement

Les études montrent qu’il manque 10 à 25% de vitamines et minéraux dans ce type d’alimentation par rapport au même type d’aliments qui auraient été produits avec un rendement plus respectueux de la terre et de son éco-système. Or ces nutriments nous sont absolument vitaux pour le bon fonctionnement de notre organisme. Pourtant les aliments transformés de l’industrie en contiennent toujours moins, nous forçant insidieusement à devoir manger plus pour combler nos besoins nutritionnels

Par ailleurs, il faut bien entendre que cette alimentation n’est viable pour personne. L’industrialisation agroalimentaire mondiale massive détruit tout dans sa machination : appauvrissement des sols, maladies et détresse des agriculteurs, maltraitance animale à son paroxysme.

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Ainsi une carotte peut parcourir près de 3000 km pour arriver sur une table et environ 11% des émissions issues de la fabrication des produits alimentaires sont dues au transport. 

Agir individuellement pour un nouveau système alimentaire slow (local, bio et durable)

À partir du constat précédent, il est indéniable que notre relation à l’alimentation et notre consommation doivent changer. Les supermarchés, les fournisseurs et les gouvernements doivent intensifier leurs efforts. Néanmoins, en attendant, il me semble essentiel que nous agissions à titre individuel pour concrétiser nos convictions dans nos quotidiens. À travers ce que nous achetons et consommons nous adhérons à un certain modèle de société et participons à construire notre monde, celui de nos proche et de nos enfants. 

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Pourquoi adopter une alimentation végétale (végétarienne, végétalienne ou vegan) est plus écologique ?

Il faut garder à l’esprit que la quantité de viande consommée dans le monde par habitant a doublé depuis l’après guerre. Cette augmentation a eu un impact environnemental considérable et à plus d’un titre : les animaux d’élevage (bovins, ovins, caprins) sont responsables de 24% de la production mondiale de méthane, notamment dû à leur processus de digestion. Le méthane étant un gaz à effet de serre, ayant un impact direct sur le réchauffement climatique, qui est 23 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone. Dès lors, en deux siècles, les concentrations atmosphériques de méthane ont augmenté de +150% principalement à cause des industries de la viande, alors même que tout notre système s’est industrialisé, il existe donc une réelle incidence de notre consommation alimentaire sur les émissions de gaz à effet de serre. 

Sans être alarmiste, mais simplement factuel, aujourd’hui si aucun effort drastique n’est fait pour réduire ces émissions dans l’industrie agricole et les autres industries, les températures vont encore s’élever de 5,5°C au cours du prochain siècle et causer des changements qui vont être destructeurs sur le monde tel que nous le connaissons. 

Par ailleurs, l’élevage contribue aussi fortement à la déforestation et à la perte de la biodiversité. En comparaison à une famille ayant une alimentation principalement végétale constituée  surtout de céréales, légumineuses, légumes et fruits, la famille occidentale type dont le régime alimentaire est riche en produits carnés (viande, poissons) mobilise vingt fois plus de terres pour produire sa nourriture. Les forêts tropicales sont détruites à un rythme alarmant pour la production d’aliments à destination du bétail comme des poissons. Or qu’il s’agisse de l’Amazonie comme des barrières de corail, ces dernières jouent un rôle essentiel, on les surnomme usuellement : les poumons de la Terre. De plus, les pesticides répandus sur les aliments pour animaux et les antibiotiques utilisés pour accélérer la croissance du bétail, polluent l’air, les sols et l’eau et se transmettent directement aux humains par leur consommation. Enfin, le régime occidental standard à base de viande exige 1 100 litres d’eau par jour pour produire les aliments consommés alors qu’une alimentation végétale seulement 80 litres. C’est un fait décisif lorsqu’on envisage de rendre son mode de vie plus responsable, d’autant plus quand L’ONU a reconnu que la disponibilité de l’eau était l’un des problèmes les plus pressants à régler pour le siècle à venir. Ainsi, même si vous ne pensez pas être capable de transiter intégralement vers une alimentation végétale (végétarienne, végétalienne ou vegan), vous aurez un impact énorme sur votre empreinte environnementale et votre santé en renonçant à la viande autant que vous le pouvez.

Choisir des aliments locaux et raisonnés !

Manger local et raisonné n’est pas plus coûteux comme j’essaye de vous le montrer régulièrement sur les réseaux chaque mois. La production locale est souvent réalisée au niveau régional, elle est donc plus proche de chez nous et vous permet de gagner la marge du transport des aliments. De plus, les producteurs locaux ont des pratiques beaucoup moins intensives comparées à celles de la production alimentaire industrielle mondialisée ou du moins vous avez plus de traçabilité pour connaître les modalités de leur culture.

Adopter une alimentation locale permet d’agir pour un système alimentaire plus durable car les producteurs locaux produisent moins de nourriture (donc moins de gâchis alimentaire) mais en quantité suffisante pour la demande locale, ce qui leur permet, sans surcoût, de se concentrer sur une production de meilleure qualité et plus saine. Les agriculteurs durables (raisonnés, bio, permaculture) prennent aussi plus de précaution et utilisent des cultures de pratique naturelle, adaptées à leurs terroirs. Ils utilisent moins d’eau, très peu ou pas de produits chimiques, et évitent les pratiques industrielles qui dégradent l’environnement et la valeur nutritive des aliments. En effet, des études ont montré que ces types de récoltes sont nettement plus nutritives car elles contiennent plus d’antioxydants.

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Où faire des courses bio, local, durable et vegan ?

Pour trouver ces produits, je prends le temps de faire mes emplettes au marché local, ou dans des circuits courts, au magasin bio, dans des coopératives. Des services alimentaires locaux font aussi leur apparition. Les producteurs et fermes qui y participent distribuent toutes les semaines des paniers de nourritures dans des plate-formes communautaires ou livrent directement chez vous. La nourriture y est plus fraîche et goûteuse que celle des supermarchés car les produits et les aliments sont récoltés à proximité de chez nous, en respectant le rendement naturel de la terre.
Mais tout le monde n’a pas toujours l’opportunité, j’en ai conscience, d’avoir accès à un marché de producteur ou des aliments durables près de chez soi. Si c’est votre cas, repérez les produits de saison de votre zone géographique et achetez-les au supermarché. Chaque aliment a un pic de récolte durant l’année, où son goût est plus riche. A contrario, les légumes et fruits hors saison arrivent en général par avion depuis des zones au climat plus chaud, ce qui augmente les émissions de carbone dues à leur manutention et le prix de la facture d’épicerie en raison du coût plus important de leur transport.

Magasin bio, zéro déchet et local à Lyon !

À Lyon, je fais mes courses chez Bulko une épicerie bio, locale et zéro déchet hyper complète, je vous la recommande sincèrement ! Si cela vous intéresse, je peux vous prévoir un article retour de courses pour vous présenter le budget de courses vegan bio et zéro déchet, dites le moi en commentaire.

Depuis le premier confinement, ils ont développé un système de commande en ligne avec retrait en magasin.

Une autre astuce est de commander par l’intermédiaire de l’application Epicery (gratuite, sans abonnement ni rien) qui répertorie les commerçants de quartier et vous livre à vélo à domicile. Je trouve ce principe de soutien des petits commerces assez chouette surtout en ces temps de Covid. Je commande ainsi 1 panier de légumes de 4kg directement de l’application Epicery chez Bulko quand je n’ai pas le temps d’aller en magasin. Mon code marraine personnel sur l’application Epicery est LNOISETTE, cela nous donne à tous les deux -5€. Toutefois, vous avez été plusieurs à me faire le retour que malheureusement l’application Epicery n’était pas égalitaire sur notre territoire, l’offre n’est pas équitable partout en France, à vous de voir en fonction d’où vous vivez sur l’application si vous avez des commerçants inscrit sur l’application…

Bulko, épicerie bio local et zéro déchet à Lyon

Dans cette épicerie on trouve absolument tout pour faire ses courses en vrac et bio sans augmenter pour autant les prix :

  • Les produits liquides en vrac : huile, vinaigre, sirop d’érable, sauce soja…
  • Les aliments secs vracs : légumineuses, pâtes, riz, spaghetti, farines, sucres, levure maltée…
  • Condiments en vrac: moutardes, olives…
  • Friandises en vrac : biscuits artisanaux, bonbons vegan,
  • Épices en vrac : cumin, curcuma, herbes de Provence…
  • Beauté en vrac: shampoing, dentifrice, brosses, rasoirs, maquillage…
  • Ménage en vrac: liquide vaisselle, savon, lessive liquide, produits d’entretien, copeaux de savons, bicarbonate…

Le gros plus est que je trouve mon tofu artisanal en vrac aussi et il est délicieux. Malheureusement c’est encore rare d’avoir la possibilité de trouver des simili-carné en vrac (tofu, seitan…), qui la plupart du temps sont emballés dans du plastique alors je crois que c’est notable !

Pour retrouver cette épicerie éco-responsable :

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Vos retours et le bouche à oreille me permet de me faire connaître et c’est une jolie récompense pour mon travail ! 

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