Adopter un chiot : mes indispensables naturels et éthiques

Coucou mes noisettes, je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler des alternatives éthiques et naturelles pour l’accueil d’un chiot ou d’un chien (partie 1).  Pour celles qui auraient manqué ce qui nous est arrivé ces derniers mois, nous avons décidé d’adopter Noisette, une petite berger qui avait été abandonnée (son histoire est toujours disponible sur mon profil instagram). Depuis, vous êtes nombreuses à m’avoir questionnée sur nos habitudes avec elle : son éducation, son alimentation, ses jouets, la vie en appartement etc… Je vais donc commencer à répondre à toutes ces questions.

Je tiens à vous rappeler que je ne suis pas une vétérinaire ou une éducatrice canin, cet article est donc à lire comme un retour d’expérience qui est le mien avec les découvertes et apprentissages que j’ai pu faire sur notre chemin. Si vous avez des questions très spécifiques concernant la santé de votre animal, je vous conseillerai toujours de prendre rendez-vous avec un professionnel compétent et bienveillant.

Toutefois, je ne suis pas tout à fait débutante non plus, si vous vous souvenez, j’ai une formation en éducation positive (je suis une ancienne enseignante de CP), j’ai donc été habituée à observer les blocages, les stimulations et biais cognitifs lors des apprentissages chez un apprenant et je me suis aidée de cette expérience pour créer des jeux et des interactions avec Noisette adaptés à ses capacités. J’ai notamment adapté aux codes canins la méthode des signes de Borel Maisonny que j’utilisais avec les enfants lors de l’apprentissage de la lecture (pour associer un geste = 1 son = graphisme) à ici un geste = un son/ordre = un comportement.

Par ailleurs, pour celles que ça intéresseraient, je vous avais aussi écrit un article sur les astuces et conseils pour adopter et prendre soin de son chat.

L’histoire de Noisette, notre petit chiot

Revenons quelques mois en arrière… Simba, notre chat nous a quitté en une semaine fin avril d’une triade féline foudroyante. Bulle, notre petite chatte vivait difficilement le deuil de son compagnon (vomissement et perte de poids), j’ai donc pris rendez-vous en juillet pour faire un point avec notre vétérinaire. Alors que nous discutions de la perte de Simba, du manque qu’il nous laissait, notre vétérinaire a évoqué la recrudescence des abandons en ce début d’été, notamment d’animaux adoptés (en toute inconscience) pendant les confinements. Elle m’a parlé d’une petite chienne qui avait été déposée/abandonnée ce matin-même à la clinique par sa propriétaire, qui disait ne plus supporter sa malpropreté et faire un puppy-blues.

(NB : Le puppy blues est une vraie maladie dont peuvent tout à faire souffrir des personnes à l’adoption d’un animal, qui comme beaucoup d’êtres vivants bébés demandent un certain investissement moral et physique. Cela peut entrainer un mal-être, épuisement, débordement émotionnel… )

La vétérinaire a essayé de proposer des solutions à la maitresse pour l’accompagner dans cette étape, pour finalement entendre que la propriétaire n’était plus du tout disposée à garder l’animal. La docteur m’a dit : « je pense qu’elle serait bien chez vous, elle s’entendrait bien avec Bulle et ça lui ferait du bien d’avoir un compagnon ». Je me suis retrouvée dans l’arrière pièce, à rencontrer pour la première fois cette petite boule de poils terrifiée. J’ai dit à la vétérinaire que j’avais besoin d’en discuter avec mon mari avant toute chose et je suis rentrée complètement chamboulée à la maison. Je suis convaincue que rien n’arrive par hasard, je n’arrivais pas à me défaire de cette idée. Nous devions partir faire un bivouac sauvage en Écosse dans deux semaines, ce serait impossible dans ces conditions. Que faire ? J’ai appelé Ben dans la foulée pour lui expliquer la situation, avant de raccrocher, il m’a dit : « si tu le sens, je te fais confiance ». Nous sommes retournés le soir même rencontrer la petite tous les deux, nous avons confirmé dans la foulée son adoption et le paiement des frais (puisqu’aucun des soins de base n’avaient été effectués jusque là).

La vétérinaire nous a alors expliqué plus en détail son histoire : la petite chienne avait été adoptée en animalerie sur un coup de tête pendant le dernier confinement et était gardée sur un balcon (où elle faisait ses besoins). Elle n’avait probablement d’ailleurs pas été sevrée car en dépit de l’âge annoncé par son ancienne propriétaire, la vétérinaire lui donnait maximum 10 semaines eu égard de son développement physique.

Différents éléments qui faisaient que celle que nous avons décidé de rebaptiser « Noisette » était très peureuse (elle aboyait, grognait et montrait les dents par peur), n’était évidemment pas du tout sociable (elle n’avait rien vu, que son balcon, si bien qu’elle avait absolument peur de TOUT et TOUT le monde). Pourtant, malgré tout cela, il y a eu immédiatement cette évidence : Noisette et nous ce serait une belle amitié. Nous ne nous sommes pas trompés, ce choix est un des meilleurs qu’on ait jamais fait à deux. Nous n’avons jamais regretté une seconde, tant Noisette nous a rendu au centuple de lui avoir donné sa petite chance.

Le renforcement positif, la patience et la bienveillance

Vous le savez je pense maintenant, je suis une convaincue par l’éducation positive. Je la pratiquais en tant qu’enseignante avec mes élèves. Je crois fermement qu’un apprenant (quel qu’il soit) a besoin qu’on le guide avec patience et encouragement plutôt qu’avec des punitions et reproches. Ainsi, pour l’éducation de notre chiot Noisette, de ses 10 semaines à ses 6 mois aujourd’hui, nous n’avons utilisé qu’une éducation bienveillante en renforcement positif. Attention, éducation bienveillante ne veut pas dire éducation permissive, comme avec les enfants, il s’agit de poser des limites justes et d’encourager et orienter vers les bons comportements. Bien évidemment, il faudra apprendre le « non » pour prévenir des dangers, mais il s’agit aussi de comprendre que l’autorité n’implique pas la soumission mais plutôt une confiance réciproque dans les règles établies, parce qu’elles sont justes pour tous.

De notre côté, nous avons décidé d’utiliser dés son arrivée la méthode du clicker training. Il s’agit d’associer le bruit du « clic » du clicker à un bon comportement que l’on souhaite renforcer chez le chien. Nous avons fait ce choix, dans la mesure où nous ne connaissions pas les mots/ordres utilisés par l’ancienne propriétaire avec Noisette, c’était donc à notre sens le meilleur moyen de reconstruire certains apprentissages mal acquis comme la propreté, l’alimentation…

Comment avons nous utilisé le clicker training pour éduquer notre chiot ?

Déjà nous avons commandé deux clickers pour en avoir toujours un chacun sur nous.

  1. Charger le clicker : La première étape a consisté à faire comprendre à Noisette que le clic du clicker était un signal positif. Nous avons donc fait un premier exercice où nous avons cliqué et offert systématique une récompense. Un clic = une récompense. Attention, lors de cette étape nous n’attendons aucun comportement spécifique, seulement faire comprendre au chien que le clicker c’est chouette.
  2. Phase systématique : Puis dans un second temps, nous avons cliqué chaque fois que Noisette avait un bon comportement. Par exemple :  lorsqu’elle faisait ses besoins dans la rue = clic + récompense systématique ; lorsqu’elle accomplissait un ordre = clic + récompense ; lorsqu’elle adoptait naturellement un bon comportement (par exemple attendre au passage piéton) clic + récompense. Cette phase systématique a continué plusieurs semaines en fonction de sa compréhension.
  3. Phase aléatoire : Puis dans un dernier temps, nous avons entamé une phase de récompense aléatoire. Il n’était plus nécessaire de cliquer et récompenser car Noisette avait naturellement identifié le bon comportement.

Comment je récompense mon chiot ?

Je suis pour les récompenses variées. C’est à mon sens le meilleur moyen de stimuler l’attention et de rester dans l’apprentissage par le jeu. J’utilise donc autant les jouets, que les caresses ou encore l’alimentation (que je décompte de ses repas). Chaque chien va avoir ses préférences, n’hésitez pas à vous en servir au début pour rendre l’éducation plus stimulante.

Comment je gronde mon chiot ?

Je n’ai jamais eu besoin de gronder Noisette, tant le renforcement positif est efficace et permet d’obtenir les bons comportements naturellement. Toutefois, nous avons appris le « non » avec une voix ferme lorsqu’elle adoptait un comportement dangereux pour elle ou nous et nous la réorientons vers le bon comportement. Pour travailler en renforcement positif, vous pouvez faire appel à un éducateur comportementaliste canin en renforcement positif qui va vous aider à mettre le doigt sur vos incohérences et vous apporter les clés qui vous manqueraient.
Je vous recommande aussi chaleureusement le compte « l’école de la meute » sur Instagram qui présente de façon ludique en vidéo les comportements canins de manière assez juste. Et évidemment, si vous avez l’occasion de lire l’éthologue* Charlotte Duranton, dans son livre le comportement de mon chien vous apprendrez énormément sur le fonctionnement du chien.

(* Un.e scientifique s’intéressant aussi bien aux animaux domestiques qu’aux espèces sauvages, dans leur milieu naturel ou en captivité. Il/Elle étudie leur organisation sociale, leurs techniques de chasse, leur reproduction, leurs jeux ainsi que tout ce qui déclenche leurs différents comportements, c’est utile dans notre cas afin d’apporter l’analyse et la réponse humaine la plus adaptée)

Quels « ordres » sont utiles au quotidien avec notre chiot ? 

Déjà j’aimerai préciser que cela dépend énormément de vos habitudes de vie et vos envies. Nous n’avons pas tous les mêmes envies d’éducation simplement car nous ne projetons simplement pas de la même manière nos interactions avec les autres. Oui ou non au canapé pour votre chien ? Oui ou non pour la chambre ? N’hésitez pas à mettre cela au clair avec toute votre famille et à écrire vos règles de vie noir sur blanc pour plus de cohérence entre vous.

De mon côté, comme je vous l’expliquais plus haut, j’ai travaillé en associant un geste = un mot = un comportement. Les bergers des Shetland sont des chiens sensibles, ils perçoivent rapidement les changements d’émotions et de voix et ça les affecte. J’ai remarqué personnellement que travailler en silence, uniquement avec les gestes, aidait énormément Noisette à intégrer et à canaliser son attention sur le comportement (plutôt que chercher à comprendre mes émotions). Puis j’associe le mot clé au comportement dans un second temps.

Voici la liste de nos mots-clés quotidiens :

  • Attends : (je n’aimais pas le code « pas bouger ») je l’utilise pour demander à Noisette d’attendre un moment statique, par exemple avant de traverser, avant de lui donner à manger, avant un escalier… Par extension, Noisette a intégré le même code lorsqu’elle est détachée et nous « attend » en balade à quelques mètres de nous. Elle a adopté un attend (sans bouger même avec un attrait) simplement parce qu’elle sait qu’à chaque fois, c’est pour son bien et qu’on va la « débloquer » (voir point suivant).
  • Vas-y : Je regrette de voir autour de moi si peu de maîtres qui pensent aux codes de libération. Trop souvent j’entends « pas bouger » puis un « c’est bien » quand le propriétaire revient, sans qu’à aucun moment il ait été indiqué au chien qu’il pouvait à nouveau bouger en toute sécurité. C’est à mon sens, une faille de cohérence dans l’éducation qui participe grandement à rendre une immobilisation, un arrêt ou un rappel aléatoire. Les ordres libératoires sont aussi importants que les ordres de blocages.
  • Viens : (je n’aimais pas le code « au pied ») C’est le fameux rappel, qui est absolument essentiel (en ville comme en campagne). Il se travaille le plus jeune possible et permet de tisser une complicité et une confiance avec son chien. Sachez d’ailleurs que votre chiot vous suivra naturellement pendant les premiers mois, même détaché, grâce au suivi naturel, profitez-en donc pour lui apprendre à vous suivre sans laisse (ou en longe si ça vous rassure). Utilisez votre « puppy voice » la plus gaga et mielleuse possible, soyez excessivement chaleureux lors des apprentissages cela aidera à attirer votre chiot vers vous. Dernier conseil : si vous ne détachez jamais votre chien, il n’apprendra pas le « sans laisse » et donc vous échappera dés qu’il aura un peu de liberté.
  • STOP : Un des ordres qui en ville m’est le plus important. Cela me permet d’indiquer à Noisette de s’arrêter immédiatement, même en pleine course. Il me permet d’avoir confiance en balade lorsqu’elle est détachée car je sais que quoi qu’il arrive, elle s’arrêtera. Ce n’est pas un « attends » puisqu’il y avait un mouvement, mais bien un arrêt soudain parce qu’il peut y avoir un danger (route, cycliste, un chien non sociable…)
  • Pipi : Un code utile pour la propreté, pas besoin ici de différencier le mot pour les deux options ou d’y associer un geste. Mais cela permet de faire rapidement comprendre au chiot ce qu’on attend de lui. Par exemple, si vous suivez mes conseils, vous allez probablement vous réveiller à 3-4 heures du matin les premières semaines pour le sortir la nuit, à ce moment il faudra qu’il comprenne qu’on n’est pas en train de partir jouer à la balle au parc ^^
  • Laisses : Cet ordre m’a permis d’apprendre à Noisette à ne pas prendre un objet/manger un truc dans la rue. C’est très utile en ville où les dangers sur le trottoir sont nombreux (bris de verre, seringue, aliments toxiques, animaux mort…). Afin qu’elle accepte rapidement cet ordre, je récompensais systématiquement son bon comportement par une friandise (et continue à le faire régulièrement). L’important étant que le chien comprenne qu’en laissant il obtient systématiquement bien mieux. Par extension aujourd’hui, elle comprends le « tu laisses » par rapport aux gens à laisser passer par exemple, elle a intégré que je lui demandais de se « désintéresser de la situation ».

 

Par ailleurs, un autre conseil que je peux vous prodiguer : renseignez-vous sur la race de votre animal et ses origines pour mieux le comprendre

Lorsque nous avons accueilli Noisette, nous nous sommes énormément renseignés sur la race du Berger des Shetlands. Souvent ils sont confondus avec les Colley, dans la rue j’entends régulièrement « oh une petite Lassie »  « Oh un mini Colley » ^^. Or il s’agit bien d’une race de chien de berger à part entière, qui vient de ces belles îles d’Ecosse : Les shetland. Ils sont naturellement petits car tout semble petit aux îles shetlands, les moutons shetlands sont petits, les poneys shetlands sont petits donc en toute logique les chiens qui gardaient tous ces troupeaux n’avaient pas à être bien grands.

Au cours de nos recherches, nous avons ainsi découvert que Noisette demanderait beaucoup de stimulation mentale. Cette race est classée 7/200 dans le classement des races en intelligence canine. Si nous ne lui offrons pas d’activités d’intelligence quotidiennement, elle s’ennuie et pourraient à terme : être déprimée et développer des troubles du comportement chez le chien (destruction, d’aboiements etc…) Nous essayons donc de lui proposer différentes activités qui la stimule mentalement parmi lesquelles : les jeux de recherches et fouilles (notamment avec les jouets que je vous ai mis plus bas comme en jouant à des jeux de piste et de cache-cache au parc ), en faisant des séances de tricks (c’est une mordue de petits tours qu’elle improvise toute seule pour amuser la galerie en mode « regarde je tourne et après je roule ») et dernièrement elle a l’air d’apprécier aller dans les parcours sportif pour jouer avec les agrès.

L’important c’est donc à mon sens d’essayer de vous amuser ensemble avec votre chien pour rendre les apprentissages amusants, stimulants et non répétitifs.

L’éducation d’un chiot : la propreté

Pour la petite anecdote, l’ancienne maîtresse de Noisette lui reprochait sa malpropreté de chiot de 10 semaines, pourtant en 2 semaines chez nous Noisette a été complètement propre. Je pense que beaucoup de gens font cette erreur de dire que leur chien n’est pas propre alors même qu’ils ne prennent pas la peine de répondre à ses besoins primaires ou méconnaissent complètement les besoins physiologiques de leur chien.

Un chiot a une capacité de vessie qui correspond en moyenne à son nombre de mois + 1h. Autrement dit un chiot de 2 mois aura 3 heures de vessie

Si vous ne prenez pas en compte ce calcul, vous n’arriverez pas à faire comprendre rapidement la propreté à votre chiot car il ne peut pas comprendre ce qu’il ne peut pas faire !

Comment nous avons réussi à rendre notre chiot propre en 15 jours ? 

Clairement ce n’est pas une course mais un marathon. Si je vous ai partagé la rapidité de propreté de Noisette ce n’est pas pour me vanter mais pour vous illustrer que la malpropreté est bien souvent davantage la faute du maître que du chiot. Si vous voulez que votre chiot comprenne vite qu’il doit faire dehors, alors il faudra lui donner l’occasion de faire le plus possible à l’extérieur.

Ainsi de mon côté, j’ai tenue un journal des besoins de Noisette qui me permettait de la sortir toutes les 3 heures après ses derniers besoins et immédiatement après qu’elle ait dormi ou joué (ce qui déclenche toujours un chiot). Je me levais la nuit pour la sortir à 3-4 heures du matin. Nous n’avons jamais utilisé d’alaise car elles apprennent au chiot à faire en intérieur et c’est à mon sens contre-productif. Chaque fois qu’elle faisait en extérieur je cliquais le clicker, je disais « pipi » et la récompensais d’une friandise et d’une maxi fête du chien tout en excès ^^.

L’astuce : Notre véto nous avait conseillé de retirer l’eau de Noisette à partir de 23h dans la mesure où je la sortais la nuit, pour l’aider à se retenir en attendant la sortie nocturne. Sachant qu’un chiot ne fait pas où il dort, cela aidera si vous le faites dormir comme nous dans un parc à chiot.

L’éducation d’un chiot : la socialisation

Comme je vous l’expliquais plus haut, Noisette n’était pas du tout socialisée puisqu’elle ne connaissait que ces 3 m2 de balcon. Heureusement dans son malheur, étant encore jeune, elle était dans la période de socialisation naturelle du chiot (bien qu’il soit tout à fait possible de re-socialiser un chien adulte, cela demandera seulement plus de temps et souvent d’être accompagné par un.e professionnel.le).

Elle était donc réactive, elle cherchait à mordre, grognait et montrait les dents dès qu’elle se sentait en danger ou acculée. Et évidemment, absolument tout dans sa petite tête constituait un danger : d’un humain qu’elle n’avait pas vu, à un bruit soudain, se promener avec la laisse ou encore la main d’un promeneur inconnu (qui ne demande pas) pour une caresse.

Nous avons donc décidé de nous concentrer ces 15 premiers jours chez nous sur trois aspects : tisser la confiance, la propreté et la socialisation. Tout le reste attendrait.

Conseils pour socialiser son chiot

  1. Voir un maximum de choses : pendant ses 15 premiers jours, nous avons fait des balades où nous nous sommes concentrés exclusivement sur le fait qu’elle découvre le maximum de choses et de sensations. Si vous avez l’occasion, emmenez votre chien progressivement partout pour qu’il connaisse les endroits bruyants (marché, sortie d’école, terrasses de restaurant), qu’il croise le plus d’humains différents, le plus de transports possibles (pieds, trains, métro…), le plus de repères possibles (terrien : en marchant sur différents sols ; aquatique : mer, lac, baignoire ; et même aérien : bras, remonté mécanique, avion..).
  2. Ecouter des playlist  : Lorsque vous êtes chez vous, n’hésitez pas à mettre des playlist de bruits comme on en trouve sur Youtube pour faire découvrir en toute confiance des nouveaux sons à votre chien comme les orages, les feux d’artifices, la foule, les bruits d’enfant etc…
  3. Interactions : il est primordial de lui permettre de rencontrer des congénères très régulièrement. (Demandez toujours « est-ce que votre chien est sociable ?  » lorsque vous croisez un congénère). Rappelons-le, les chiens vivent naturellement en meute et donc rester toute une vie seul dans un jardin ne les rend pas heureux. Avant d’adopter un compagnon, demandez vous quel temps investirez-vous pour ses interactions ? Ne soyez pas ce genre de propriétaire qui tire sur son chien et ne le laisse rien observer, sentir et échanger. Heureusement, il existe dans beaucoup de régions des groupes facebook qui organisent des balades canines (en fonction des différents caractères et passifs) et sur différents thèmes. En ville, il existe aussi des parcs à chiens ou à chiots (toutefois si vous êtes à Lyon, sachez qu’ils sont majoritairement très mal entretenus). Vous rencontrerez aussi sûrement des voisins canins avec qui partager des expériences.
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L’acceuil du chiot : le choix du panier

Si vous adoptez un chiot, au début il va sûrement pleurer la nuit, c’est normal il lui faut du temps pour s’habituer à son nouveau domicile. Noisette dormant dans la cuisine, nous avions pris l’habitude de glisser un t-shirt avec nos odeurs dans son panier avant la nuit pour la rassurer et de mettre une playlist de musique classique en bruit de fond pour qu’elle ne se sente pas seule. Avec l’arrivée de l’hiver, nous ajoutons aussi une bouillotte.

Le parc à chiot pour la nuit

Concernant le dodo, je ne saurais que vous recommander l’achat d’un parc à chiot ! Dans l’urgence de notre adoption nous avions opté pour un modèle sur Amazon qui est pratique et pliable. Pourquoi je vous recommande le parc à chiot ? Simplement parce qu’au début votre chiot se sentira perdu et aura du mal à savoir où dormir dans tout cet espace (n’oubliez pas : sa perception du monde lui est spécifique, comme si vous étiez un géant ainsi que tout le reste de son environnement). Il pourrait aussi se mettre en danger pendant votre sommeil en fonction de votre habitation. Le fait de lui offrir cette petite cabane est sécurisant pour lui. Le fait qu’il soit pliable est un vrai plus qui permet d’emmener sa chambre sécurisante partout.

Nous emmenons ce parc à chaque fois qu’on dort chez des amis ou en vacances, c’est idéal pour que Noisette trouve tout de suite ses marques. Initialement, nous l’avions prévu uniquement pour la nuit, mais elle adore s’y réfugier la journée quand elle veut avoir la paix de notre chat Bulle, c’est donc devenu un peu comme sa chambre. Pour qu’elle adore autant y dormir, nous avons pris l’habitude de lui mettre un Kong avec du beurre de cacahuète congelé (rappelons qu’on était en été) au moment du dodo ou d’y cacher des croquettes.

Le panier ou coussin

Nous avons opté pour un panier dit « anti-stress » il s’agit de coussin panier à mémoire de forme en forme de donut intégralement déhoussable (essentiel pour être durable quand on a un chien) et il est clairement adopté autant par Noisette que par Bulle qui l’occupe aussi très souvent.

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L’accueil du chiot : les jouets

Concernant les jouets, je vous conseille d’opter pour 3 types de jouets différents afin de répondre à tous les besoins essentiels de votre chien. Mais n’en prenez pas en grande quantité, une dizaine de jouets variés (dans un premier temps) suffit avec un chiot (et permet de découvrir ce qu’il préfère) :

  • Les jouets d’enrichissement : il s’agit de jouets qui vont apprendre à votre chien la solitude et le faire travailler mentalement. C’est principalement des jouets à fourrer comme les Kong, les tapis de fouilles, les plaques à lécher, les distributeurs de friandises… Nous lui donnons ces jouets chaque fois que nous nous absentons pour ne pas qu’elle s’ennuie.
  • Les jouets de mastication : il permet au chien de faire ses dents. Il s’agit des bois d’olivier, des cordes, des os en caoutchouc naturel, des sticks à mastiquer (attention aux compositions), des jouets de tractions (attention avec les chiots leurs dents sont fragiles)…
  • Les doudous : il s’agit souvent de peluches affectives qui ont vocation à permettre au chiot de jouer au prédateur et de dépenser sainement ses émotions. Noisette adore courir après ses nounours où jouer à les balancer de gauche à droite avant de s’endormir dessus.
  • Les jouets à lancer : Comme les frisbee et les balles Kong par exemple, cela permet au chien de courir et d’apprendre à rapporter. Attention à ne pas utiliser de balles de tennis qui contiennent des mousses toxiques pour votre chien.

Je vous conseille de ne pas donner tous les jouets à votre chien, mais de lui laisser un panier dans lequel vous rangez les jouets que vous laissez pour quelques jours. Veillez alors à ce qu’il dispose de différentes catégories de jouets. Pourquoi ce conseil ? Cela stimulera son intérêt pour différents jouets surtout quand il est chiot. Dans tous les cas, comme avec les enfants, il faut toujours présenter et utiliser le jeu ensemble avant le laisser en libre accès pour susciter l’intérêt. Croyez-moi, le moment où j’annonce à Noisette qu’on va changer les jouets du panier, elle est extrêmement contente.

L’accueil du chiot : les balades

Pour les balades, il me semble important de rappeler qu’il faut qu’elles soient suffisamment variées de sorte que votre chien puisse découvrir de nouvelles odeurs et interactions. Concernant le choix du collier ou harnais, il existe différents avis à ce sujet sans qu’aucune solution soit réellement à privilégier à mon sens. De notre côté Noisette dispose d’un collier et d’un harnais et nous l’avons habitué aux deux options qui ont des avantages différents si ils sont bien utilisés. Le harnais (évitez ceux en forme de T qui ne permettent pas le mouvement naturel du chien) est idéal par exemple pour le canicross ou le footing, car il tracte bien. Le collier est très pratique en ville (quand on a un chien qui ne tire pas) car on peut facilement attacher et détacher ou travailler à la longe.

Pour Noisette, j’ai trouvé deux marques françaises éthiques et vegan de collier et harnais pour chien et chiot : Bandit et Crapule paris. À choisir, je vous recommande la première et un peu moins la deuxième qui doit s’améliorer sur les boucleries qui ont tendance à mal vieillir avec le contact de l’eau de pluie. Par ailleurs les accessoires chez Bandit sont moins onéreux, c’est donc à mon sens le meilleur rapport qualité / prix.

L’accueil du chiot : l’alimentation

Si vous avez lu mon article sur l’alimentation des chats, je vous avais annoncé ne pas leur donner une alimentation végétale étant donné que ce sont des carnivores strictes. C’est un peu différent pour Noisette, les chiens étant omnivores nous avons décidé de lui donner une alimentation ayant un impact moindre sur la planète en optant pour des alternatives végétales au maximum. Pendant toute sa vie de chiot, nous mélangeons croquettes végétariennes avec des croquettes sans céréales pour chiot de vétérinaire. Puis nous passerons progressivement à des croquettes (au moins) végétariennes et sans céréales à l’âge adulte.

N’oubliez pas de voir l’alimentation de votre animal comme un réel investissement pour sa santé. Optez pour une alimentation de haute qualité, c’est plus coûteux mais c’est un choix vraiment rentable, il aura moins de risques d’avoir des maladies longues nécessitant frais et hospitalisations vétérinaires (tel que diabète, insuffisance rénale…).

Snacks naturels pour chien 

Nous avons pris l’habitude de donner des snacks naturels et végétariens à Noisette pour les friandises, pour travailler la solitude, comme pour le soin de sa dentition. Aussi congeler les snacks l’été permet de rafraîchir votre chien et de ralentir la vitesse à laquelle il mangera la friandise.

  • Le beurre de cacahuète : pour remplir les jeux d’occupation, j’ai pris l’habitude de congeler du beurre de cacahuète avec un peu de compote de pomme maison.
  • Baton de crudité (carotte, concombre, pomme) : peu calorique et permet souvent d’hydrater. Attention à ne pas en abuser car ils sont riches en fibre et cela peut déséquilibrer la flore intestinale du chiot.
  • Purée de fruits ou légumes : En optant pour des purées maison ou sans sucre, je m’en sers comme base pour les biscuits de Noisette ou glacées l’été pour une glace hydratante (j’utilise par exemple purée de pomme, purée de carotte, purée de brocolis, purée de banane, purée de fraise, purée de courges…)
  • Yaourt végétal : j’utilise souvent des yaourts coco ou des yaourts de soja
  • Riz complet : je cuis très longuement du riz pour en faire du riz gluant qui me permet de créer une base pour des minis boulettes auxquelles j’ajoute des légumes râpés, de la noix de coco ou des purée de fruit.

Attention, les ingrédients suivant sont toxiques pour les chiens : le chocolat ; l’ail, l’oignon ; l’échalote ; le raisin (frais et sec) ; l’avocat ; les noix de Macadamia et certains légumes tels que les choux, radis, ou poireaux.

Faites attention aux apports nutritionnels si vous donnez des rations ménagères et friandises à votre chiot. Si vous lui en donnez en trop grande quantité sans décompter cela de ses repas, son corps se développera alors trop rapidement, ce qui pourrait avoir une incidence sur ses articulations. Et profitez bien ! Ne remettez pas à plus tard son éducation ça pousse comme des champignon !

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environ 2 mois

jouet-ecologique-chien-chiot-berger-shetland-sheltie

3 mois

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4 mois

berger-shetland-conseil-chiot

5 mois

Je ne pouvais pas tout vous mettre dans cet article qui est déjà très long sans vous faire un « dossier chien ». J’ai donc décidé (après quelques échanges avec vous) de vous proposer un deuxième article bientôt. Nous aborderons en fonction de votre intérêt : le soin au naturel (avec mes recettes DIY naturelles pour laver et soigner son chien), vie en appartement avec un chien, les compléments alimentaires, mes recettes biscuits pour chien, l’entente chien-chat etc.. N’hésitez donc pas à poser vos questions en commentaire, j’y répondrais avec plaisir et si nécessaire en détail dans le prochain article.

Mes indispensables pour l’éducation d’un chiot

Je vous partage des achats qu’on a fait pour l’arrivée de Noisette qui nous ont été très utile. (Parfois je n’ai pas trouvé d’autres liens que sur Amazon pour les produits qu’on a acheté en animalerie. Je vous les note donc à titre indicatif pour vous permettre de voir de quoi il s’agit)

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Vos retours et le bouche à oreille me permet de me faire connaître et c’est une jolie récompense pour mon travail ! 

5 petits mots pour “Adopter un chiot : mes indispensables naturels et éthiques

  • Répondre GAUZERE 4 décembre 2021 at 9 h 55 min

    Bonjour,

    Merci pour cet article bien construit et instructif.

    C’est clair qu’une nourriture exclusivement végé n’est pas bénéfique pour un chien. Il existe des alternatives comme les croquettes aux insectes ou des croquettes classiques et de très bonne qualité comme les Premium de maison Moulin.
    Les croquettes sans céréales sont décriées de plus en plus. Il est difficile de faire son choix parmi tous les conseils contradictoires, mais un chien est carnivore tout en appréciant quelques compléments douceurs comme la pomme…

  • Répondre Géraldine 17 novembre 2021 at 13 h 57 min

    Bonjour, c’est un article bénéfique au sens ou tout ce qui peut éduquer à la bienveillance envers les animaux est précieux. Il existe cependant une très grosse erreur et elle est tellement cruciale à la santé des chiens que je ne peux rester silencieuse (et c’est en toute bienveillance que je vous écris) les chiens sont des carnivores stricts. Pas exclusifs comme les chats vous avez raison, mais pas du tout omnivores comme vous l’écrivez. La différence entre les 2: exclusif =ne peut digérer/assimiler autre chose que des protéines toutes d’origine animale, strict = ne digère/assimile que les protéines animales MAIS peut très ponctuellement survivre (quelques jours) en avalant des végétaux. En cas disette, d’impossibilité de chasser par exemple, un canidé pourra survivre en mangeant des baies sauvages, etc. Mais en aucun cas cette nourriture ne lui convient pour assurer ses fonctions physiologiques vitales. Donc par définition, une alimentation exclusivement ou de façon répétée 100% végétale est hautement préjudiciable à un chien. Je suis vegan mais sachant que ma chienne est carnivore stricte elle ne mange que de la viande crue. La santé des chiens nourris en végétal ou vegan est sérieusement compromise. Les études et cas reportés sont nombreux. Comme pour tout on ne cesse d’apprendre, c’est d’ailleurs le but de votre bel article. J’ai nourri ma puce plus d’un an de façon incorrecte (croquettes de qualité mais par définition inadaptées : hautement processées, céréales majoritaires quasi pas de protéines). Mais à force de recherches elle dispose aujourd’hui de la seule alimentation qui lui soit adaptée : 100% viande. Je ne parle pas des compléments alimentaires éventuels selon pathologies particulières. J’espère que vous ferez des recherches pour vous convaincre et surtout que vous changerez cette partie dans votre article : tout le reste est très bien,il ne faudrait pas induire les gens en erreur, surtout au vu des conséquences importantes sur la santé : c’est ce qui est le plus important !

  • Répondre Emilie 15 novembre 2021 at 10 h 20 min

    Merci Lucile pour ce très bel article très intéressant !
    Et puis, puisqu’il n’y a pas de hasard, je trouve ça fou que vous ayez adopté Noisette 2 semaines avant de faire votre bivouac en Ecosse, qui a donc dû être annulé pour accueillir votre petit chiot…. Chiot dont la race est écossaise ! Finalement, l’Ecosse vous suit 🙂

  • Répondre Claire 12 novembre 2021 at 23 h 48 min

    Génial ! Merci beaucoup !! Pour l’article 2 je suis preneuse de recette et videos pour savoir utiliser un kong. Et les marques végétarienne pour les friandises à ronger pour remplacer les os, oreilles, pieds d’animaux classiquement donnés :'( à bientôt !

  • Répondre Mathilde R 10 novembre 2021 at 16 h 38 min

    Merci Lucile pour cet article très complet et enrichissant. Ton approche est top, centrée sur l’individu et positive.
    Pour la suite et l’article 2 je suis très preneuse de votre retour d’expérience sur la relation chien-chat. De mon côté nous avons deux compagnons félins qui au premier abord semblent détester les chiens alors que nous adorerions pouvoir accueillir un toutou qui attend un peu d’amour mais pas au détriment de leur mal être alors on prend notre temps.
    Je suis ravie que Noisette vous ai trouvé même si elle a du passer par cette phase de malheur sans cela vous n’auriez peut être pas eu la chance de vous trouver. Bonne continuation !

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